Une rare beauté de la plus haute caste
Des yeux couleur de ciel, des cheveux de sable
Qui remplirent ses parents d'une joie incomparable.
Elle grandit près d'eux en beauté et en grâce
Mais son intelligence s'assortit d'audace
Et elle ne désira pas, pour elle-même,
Comme sa mère porter le diadème.
Elle quitta la terre de ses vailants ancêtres
Et sans jamais penser à son propre bien-être
Fit régner la paix et la justice par le fer
Soulageant ceux qui vivaient dans la misère.
Que d'hommes méritants et courageux
L'approchant, se brulère à ses feux!
Car cette ravissante dame ne voyait
Que celui qui lui semblait parfait
Ignorant la vive lumière enveloppant
Son compagnon qui manquait de cran.
Abandonné au détour du chemin
Le coeur en lambeaux et rampli de chagrin
Il chemina jusqu'à la rivière aux eaux rapides
où désenchanté, il contempla le vide.
Les événemments heureux de sa courte vie
Lui revinrent en mémoire et il comprit
Que les dieux l'avait choisi sciemment
Pour secourir les misérables de son clan.

